Le ciel est bleu par Lionel Gazeau

Le ciel est bleu, mais il fait froid. C’est encore un soleil d’hiver !


Nous sommes pourtant au printemps. Le connard de virus nous impose de rester confinés au chaud.


Alors que faire ?


Je regarde ma bibliothèque et je vois ce prix Goncourt qui me nargue depuis 2018 «Leurs enfants après eux » de Nicolas Mathieu. Pourquoi avoir acheté ce bouquin ? C’est vrai que ça fait classe  et chicos dans un rayonnage, pour frimer auprès de copains c’est super. Mais je ne l’ai jamais ouvert. Bon on s’y colle. C’est entre les pages 12 et 13 que sont tombées mes lunettes je me suis endormi. Pourtant je ne fais rien de mes journées entre l’apéro et le repas je glandouille un peu, Lire me fatigue, il faut quand même s‘occuper.


Et si je nettoyais mon vélo ?


Il en a un peu besoin, il sera nickel dès que je pourrais sortir. Bon ! Chiffon, éponge, watt-spirit (pas de pot la bouteille est quasiment vide).

Peut être que je pourrais en acheter avec mes prochaines courses en drive. Pour commencer la grande toilette à l’eau chaude, le cadre, les roues, il faudra surveiller l’usure des patins de frein. J’en ai bien pour 2 heures de boulot.


Graissons un peu la chaine qui est bien raide. Pourquoi avoir choisi la couleur blanche qui est sale dès qu’il pleut. Laissons sécher pendant le repas. D’ailleurs j’entends ma femme qui appelle depuis  la cuisine : A table !


Ce connard de virus est en train de dépeupler le monde. J’en parle à ma femme, mais elle n’est pas d’accord pour remonter la courbe démographique, en tout cas pas aujourd’hui.  « Nous avons déjà un fils, comment ferons-nous avec deux enfants ? Nous avons enfreint les règles de rapprochement ce soir-là.


Mais  il n’y aura pas de nouveau-né pour Noël !


Lionel Gazeau